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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 19:25
Salope, j'assume complètement.
Bon, je me réjouis, mes statistiques décollent... les gens arrivant ici doivent jouir de la vision de mon corps de rêve qui semble suggérer des écrits attrayants.
J'ai un peu la flemme d'écrire pour dire vrai mais j'ai plein de choses à raconter.
Plus j'ai de choses à faire, moins j'en fais : logique.
Je ne parle pas de proportionnalité.
Si j'ai deux choses à faire et que je n'en fais qu'une, j'en aurais fait plus que si j'ai vingt choses et que je n'en fais aucune.
Disons que je suis overbookée : l'idée me fait plaisir parce que j'ai l'impression de me sentir vivre en l'écrivant. Mais ne nous méprenons pas, ma vie n'est ni plus ni moins remplie.
Je suis passée à Paris en compagnie de Zoé. Nous sommes allées chez Moka qui a joué admirablement son rôle de séducteur (il est très très doué, il ne s'agit pas d'un lover-vouzétecharmantemademoizel mais plutôt dans le genre Johannes (cf : Kierkegaard) : heureusement qu'il ne me lit pas, son égo exploserait). Puis après qu'il est dragué Zoé qui ne savait que dire, nous avons fait des cochonneries à ses côtés. La pauvre petite à moitié endormie ouvre les yeux et me vois nue en face d'elle - j'étais à la recherche de préservatifs.
"Perfide, je vais vomir...
- Ah bon ? Bah tu sais, c'est pas si grave !
- Il faut que je sorte !!
- La porte est juste ici."
Méchante moi, cela dit elle aurait pu se masturber.

Nous avons passés trois jours chez mon papa dont elle est tombé amoureuse. Elle a tenu à acheter un rat... alors que je hurlais dans toute la maison que c'était inutile, que ça puait, que ça faisait du bruit... et le reste aussi, hein. Puis nous sommes rentrer avec Will (ex meilleur ami nouvellement amoureux).
Je me trouvais donc en compagnie de ce charmant jeune homme. Trois jours durant il me couvrit de baisers, dans le cou, sur le ventre, les cuisses, le front, s'amusait à insérer sa main dans ma culotte alors que nous parcourions les allées du Monoprix. Pour le faire rire, je simulais l'orgasme devant tout ces vieux cons ébahis. Oh... ouiii.... Nous n'étions que deux et le monde vivait simplement pour souffrir du regard qu'il portait sur le spectacle de ce bonheur insupportable. Alors qu'il caressait ma poitrine dans ce bus que j'emprunte tous les jours et dans lequel je croise à chaque trajet une personne de ma connaissance, je ne me souciais de rien. Plus aucune pression ne subsistait puisque je pouvais vivre à travers ses yeux, agir pour lui. Et pourtant, je ne l'aimais pas. Regardant "Amadeus", je l'entends qui chuchote à mon oreille : "Je t'aime, Perfide". Des frissons parcourt mon corps et je veux l'aimer, et je l'aime jusqu'à ce que l'effet de ses paroles s'estompe. Nous discutons pendant que je chante sur un air des Beatles. Je suis d'humeur enjouée.
"Tu m'aimes, Perfide ?
- Non !
- T'es vraiment méchante.
- Hihihi..."
Puis vers 4h du matin, je me retrouve dans ses bras. J'imagine qu'en m'adressant à lui avec ces trois mots, j'arriverai à me convaincre que je l'aime... mais il faut qu'il me croit. Rien n'y fait, j'ai beau lui répéter, lui hurler, lui susurrer, lui assurer, il est incapable de me croire.
Que faire ? Pleurer ! Je me force à penser à quelque chose d'horriblement triste : la solitude ;  et quelques larmes coulent difficilement. Aussi, j'attrape sa main et essuie mes larmes avec sa paume. Je commence à l'aimer à la folie.
"Non, Perfide, je n'arrive pas à te croire, tu m'as fait trop de mal tout à l'heure. Quand tu m'as dit que tu ne m'aimais pas.
- Mais ce n'était que de la provocation. Crois-moi, pitié.
- Oui, mais moi j'étais sincère...
- Pff... Cessons d'être ridicule, j'ai l'impression d'être dans un mauvais film, embrasse-moi."
Finalement, la chasteté est partie faire un tour du côté de chez l'autre et pendant que je prenais un plaisir monstre à sentir ses folles sensations, je le pense, je le vis, je l'aime et lui dis. Et il me répond : "Je t'aime Perfide, je t'aime".
Il est reparti à Paris et je l'aime, et il me manque et je me sens idiote à attendre des textos qui ne viendront pas en me détestant de souffrir pour des conneries. Cela dit, je jouis pleinement de cette peine. J'adore pouvoir trouver une échapatoire pendant ces longues heures de cours, j'adore souffrir juste un peu à l'idée qu'il me laissera de nouveau tomber. Evidemment, je reste réaliste : ça ne durera qu'un temps. En ma qualité de débile mentale, je m'empêche de me laisser aller quand je ne suis pas avec lui et je refrenne mes élans niaiseux....
Perfide la niaise (pardon, pardon) : il a oublié un caleçon chez moi ! Il sent troooop bon. Je le renifle sans arrêt.

Ah oui, il y a une petite, minuscule ombre au tableau. Il n'accepte pas que j'en aime d'autres. Il veut être Le Seul, L'Unique, Le Préféré De Moi. Que faire ? Mais comme ça ne l'a pas empêché de me dire qu'il m'aimait, j'attends qu'il me pose un ultimatum genre "Dis leur à tous d'aller se faire foutre ou je refuse de te revoir / de re faire l'amour avec toi / de te redire que je t'aime / de te faire des cunnilingus / autre". J'espère que ce moment n'arrivera pas, je suis vraiment - mais vraiment- amoureuse de lui (: voyez comme je m'étends sur sa petite personne) mais je suis incapable d'abandonné Hdmv qui m'a d'ailleurs écrit un mail de péteux adorable.

Superbe transition. Il m'a dont écrit ce mail plus ou moins philosophique sur la notion de "Moi" et de "Toi", sachant que le "Toi" est forcément considéré comme autre et bla bla bla. L'attention n'est elle pas charmante ? Cet effort intellectuel qu'il effectue pour me plaire ? Il m'intéresse en plus ! Et puis des petites formules deci-dela avec une réelle portée poétique (non, je ne parle pas d'envolées lyriques).

Une nana de ma classe veut devenir ma super amie, elle ne cesse de me dire "T'es spéciale, t'es vraiment pas comme les autres, t'es cool..." Genre la meuf populaire supra top cool conne. Mais je lui ai dit que j'étais une grosse focu et qu'il fallait mieux que je dise du mal d'elle pour me défouler afin que nous entretenions une relation agréable. Puis j'aime bien sa présence, elle est rigolote, elle a des principes un peu cul-cul mais ça pourrait devenir ma copinoute. Par contre Chloé (cf : ma camarade de classe qui me prend pour un génie) m'ennuie de plus en plus et je n'arrive même plus à faire le tri dans ce qu'elle dit parce que je suis incapable de l'écouter. Je me dis donc : "Tout est inintéressant" et je m'ennuie encore plus. Que je suis maligne.

Pour le reste... on verra plus tard.
J'adooOOOooOOOooooOOOoOoOooore Mozart (dit-elle en citant des paroles de TTC pour faire office de titre).
Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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Commentaires

Rhalala, un génie, à chaque fois ça me chamboule!
Commentaire n°1 posté par larouquine le 10/11/2006 à 04h20
ca fait un peu ecriture automatique ;)
Commentaire n°2 posté par arnulf le 11/11/2006 à 20h43
C'est un peu le cas.
Réponse de Perfide le 12/11/2006 à 11h15
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