Jeudi 19 octobre 2006
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Pauvres petits lecteurs invisibles ! Je vous ai lâchement abandonné pendant que je me laissais aller à grossir, trop boire et rendre tout individu de sexe masculin amoureux de moi.
Mais je me reprends et vous fait partager mon enthousiasme et mes histoires follement distrayante.
Après avoir envoyé une lettre à Hdmv, j'étais dans l'attente me posant moult questions et regardant chaque soir dans ma boîte au lettre à la recherche du bonheur. Rentrant un soir chez moi, je vois une lettre posée en évidence sur ma table, une écriture inconnue et je hurle et saute de joie dans toute ma maison. C'était Hdmv, of course. J'ai attendu que ma joie s'estompe avant d'ouvrir ladite lettre, et je suis comblée.
J'ai également passé une soirée chez Samuel en compagnie de Zoé et de moult personne dont Charles-Edouard (si, si, le mec qui me bavait dessus). Le flou absolu : absorption d'une quantité d'alcool abominable et cerveau noyée dans la fumée d'inté, et vous, les fumeurs de weed qui me lisaient, vous savez qu'on est pas très intelligent quand on fume trop. Nous devions à l'origine aller dans un concert de reggae/ragga mais pour des raisons qui m'échappent, nous sommes allés dans un bar. Un monsieur arrive et me demande ma carte d'identité ainsi que celle de Zoé. Bon, on avait pas de carte d'identité, et je suis mineure. Nous devons partir. J'hallucine en voyant Raoul et Charles-Edouard discuter comme s'ils étaient intimes : on ne m'avait pas dit, à moi, qu'ils se connaissaient ! Zoé et moi abandonnons cette joyeuse troupe pour aller nous sustanter chez l'ami Samuel et regardons le début de l'effet papillon. Je me retrouve (je ne sais plus comment) dans un lit avec C-E et Zoé. Nous discutons gaiement, fumons, et je leur pose des questions sans intérêt : "Quelle est la capitale du Kazakstan ?"... Le gentil C-E, en sa qualité de mâle, commence à me caresser de manière assez peu excitante mais je me dis, "pourquoi pas ?" quand Zoé ose dire clairement : "Dites-moi si vous avez envie de baiser, je me casse". Je trouve ça HYPER déplacé et me voit obligée de lui expliquer que je n'approuve pas, qu'elle casse tout l'imaginaire relatif à une hypothétique relation sexuelle, qui plus est, je lui exprime mon enervement face à ce qu'elle nous impose par le biais de son discours : si nous voulons continuer à batifoler, dans nos deux esprits nous nous sentirons contraints de faire l'amour... Je ne comprends pas, elle aurait pu partir, simplement. Je me dis donc que ce n'est qu'une jalouse aigrie mal-baisée (pas du tout baisée en fait...) qui a besoin de nuire à mon bonheur pour supporter sa frustration. Finalement Raoul arrive dans le lit et me saute dessus... La condition du mâle en rut me dégoûte et je me casse dormir dans un autre lit. Samuel me rejoint, sans ambiguité, il sait pertinemment qu'il ne se passera jamais rien et Zoé revient, ouvre la porte et dit : "Ah, t'es là !" puis repart. POURQUOI ? Qu'elle dorme, qu'elle me lâche la jambe, bordel de merde.
Je lisais récemment La lenteur de Kundera. Il expose une sorte de théorie que je me réapproprie. Pontevin est le théoricien des danseurs. L'idée de danseur découle d'une espèce de course à la popularité entre deux représentants politique : leur but est d'accomplir plus d'actes considérés comme moraux que l'autre en vue qu'ils soient retransmis à la télévision et que le peuple les adule. Vincent dit à Pontevin que lui aussi est un danseur quelque part, parce que Pontevin a du succès. Quand des gens arrivent, il change de comportement, les fait rire, tout le monde l'écoute, tout le monde le regarde, il devient spirituel... il danse devant eux. Vous connaissez tous des danseurs dans votre entourage... Et je me suis dit : "Héhé, mais moi aussi je suis une danseuse à mes heures". Un mecredi que j'étais dans mon ancien lycée, j'abandonne Noémie et Hugo et me rend dans une groupe d'une quinzaine de personnes. Je connais 5 d'entres eux, et ils ne m'aiment pas. Je commence à leur parler de mes reflexions, de ce que je pense de machin, de bidule, de truc et un mec commence à me dire : "OUesh, ouesh, casse-toi, je t'aime pas et personne n'a envie de m'écouter !
- Oui mais vois-tu mon petit, vous m'écoutez quand-même alors que vous êtes quinze ce qui vous laisse la possibilité de discuter entre vous, c'est bien la preuve que ma présence vous réjouit.
- Mais putain, t'es trop relou comme nana...
- Bah non, grâce à moi tu peux passer pour un bo goss qui m'insulte et qui avec le consentement du groupe ! Tu peux faire ta promotion sociale ! Remercie-moi."
Une autre nana se prend au jeu : "Vas-y mais ta gueule, on t'a pas invité, je vois pas ce que tu fous là !
- Hum... si ma présence gêne la majorité d'entre vous, vous pouvez partir, non ?
- Qui veut qu'elle reste ?"
Quatre mains se lèvent.
Perfide : "Hum, tu as mal formulée la question, qui veut que je parte ?"
Quatre mains se lèvent. Je lui explique donc que je peux rester, je lui parle de la démocratie, d'Athènes, des grecs, je lui demande pourquoi je la dérange, et elle rigole en regardant ses amis sans prendre la peine de me répondre. Je lui explique donc qu'elle est incapable de me fournir une réponse satisfaisante et que c'est pour ça qu'elle préfère se moquer de moi, elle ne prend pas de risques. Puis finalement, je parle avec un mec à côté de moi, juste à lui, et les 14 personnes restantes continuent à m'écouter ! Complètement fou, je suis une Déesse. Puis des gens commencent à me dire que je suis trop intéressante et intelligente mais qu'ils se disaient que j'étais insupportable parce que beaucoup de gens leur avaient déjà parlé de moi. Je jubile : je ne suis plus dans ce lycée et on continue à parler de moi !
Je continue à draguer mon petit brésilien qui m'a offert aujourd'hui un bracelet et qui me disait qu'il m'aimait, hier. Nous avons eu une conversation assez rigolote vendredi dernier, où il me foutait de méchants vents alors que j'avais vraiment, mais vraiment envie de faire l'amour :
Perfide : I WANT TO FUCK !
[pas de réponse]
Perfide : Ok, I will come at your home with condoms on my ears and say to your "mother" : "Hello, can I see Victor ?". It's a good idea, isn't it ?
Victor : Lol, and ask her to watch, maybe she can learn and do with her husband later.
Perfide : Nooooo ! Please, you are breaking my dream ! I'm serious !
Victor : Lol.
Perfide : Tss, tss. I can stop my propositions if you prefer... and give up. But I would prefer you give in.
Victor : I would prefer that to ^^.The second one.
Perfide : What are you waiting for ????
Victor : To feel nothing more to J. [sa petite amie du Brésil avec qui il était censé avoir une relation libérée], I'm not sure yet with I still LOVE her and I don't wanna pass a year feeling guilty.
Perfide : Die.
Victor : Probably would be easier.
Perfide : She is in BRESIL and you can say nothing to her, she will never know it !
Victor : I have to go. Love yaa ^^
Perfide : Fuck you.
Victor : ^^
Bon, je finirai par avoir raison de lui. PERSONNE ne me résiste. Pour tous mes lecteurs bilingues : veuillez excuser mon anglais plus que minable, mais ne sachant pas parler portugais et sachant qu'il ne parle pas super bien français, il faut bien que nous arrivions à communiquer.
Venons en à hier. Comme chaque mercredi, je vais dans mon ancien lycée. Je croise d'anciennes personnes de ma classe et avec une nana, on va accoster un type vraiment étrange habillé avec une casquette de la marine, des chaussettes oranges à pompons lui montant jusqu'au genoux, un pantacourt en velours côtelé vert, intrigant et assez trippant :
Perfide : Bonjour, excusez-moi...
Mr : On dit "Veuillez m'excuser..."
Perfide : Veuillez m'excuser mais dans le cadre de notre TPE nous voudrions savoir ce que vous pensez de la télé réalité....
C'était manifestement le cousin de la reine Pola de Belgique, il nous racontait qu'il était millionaire, qu'il venait d'acheter un chalet pour son chien, qu'il avait gagné 4 millions de francs en fraude fiscale quand il travaillait dans une banque, qu'il était anarchiste et aimait les poseurs de bombes, qu'il était passé à la télé, qu'à chaque fois qu'il touchait quelque chose, il gagnait... et j'en passe, j'ai failli éclater de rire à plusieurs reprises.
J'appelle Hugo et nous discutons au terrain de rugby en picolant. C'est une sorte de mystique ce qui le décrédibilise à mes yeux à mon plus grand malheur, et il m'apprenait à me servir d'un pendule en me disant que le pendule lui disait que je mourrai entre 30 et 40ans. Il me parlait beaucoup de moi aussi, me flattait, puis me disait que j'étais parfois insupportable, que j'avais du caractère, tout en me touchant l'air de rien. Zoé arrive et plusieurs personnes nous rejoignent. Nous discutons et fumons pas mal de joints, je me suis encore mise minable, j'assume. Ils finissent par partir et je me retrouve avec Hugo et Zoé. Je suis à moitié comateuse et ai une jambe sous le dos d'Hugo, l'autre sur ses jambes... Ma main finit par entrer en contact avec son entre jambe. Zoé étant de l'autre côté ne voit rien. Il commence à me caresser et ma culotte est trempée... Un trou -bienvenu- derrière mon pantalon lui permet d'insérer son doigt dans ma culotte... et c'est tellement kiffant. J'ai vraiment envie de lui sauter dessus et j'essaie de réussir à faire la conversation à Zoé alors que je sens ses doigts s'agiter dans mon vagin pendant que je stimule sa verge. Mais il se fait tard et nous devons partir... Miam.
Depuis une semaine, je reparle avec mon ancien meilleur ami (voir 1er article), ça me fait vraiment plaisir... il doit venir passer quelques jours chez moi durant les vacances et comme je rêve de faire l'amour, ça tombe à pic. Je deviens dingue, je m'invente des scénarios érotiques en cours en mattant une nana super mignonne ou en regardant Victor... Bref, appelons ce feu meilleur ami Will. Il semble content, il travaille avec un réalisateur, est overbooké, comme à son habitude et nous avons passé un petit bout de nuit au téléphone hier. Probable que je tombe amoureuse de lui. En même temps, Hdmv serait susceptible de me rendre un peu plus stable : il me parait bon, doux, droit, intelligent, sain, stable... Mais je ne le connais que très peu et la démarche épistolaire, si elle est hyper stylée, nous empêche d'accélerer le processus. Enfin, a priori, rien ne m'empêche d'aimer les deux.
Je n'écrivais plus parce que je m'attriste de n'avoir aucun commentaire, par conséquent : si pour cet article, j'atteins les 10 commentaires, je publie une photo de moi (presque) nue. Evidemment, si ça ne marche pas, mon égo risque d'en prendre un coup, alors je compte sur vous.
Par Perfide
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Publié dans : parisgaredelyon
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