Dimanche 1 octobre 2006
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20:00
Rebelote.
Je suis une voleuse d'amis, bonsoir.
Ella me fait une crise de jalousie et crie à qui veut l'entendre que je lui ai "volé" Léo. Que dire ? L'attaque n'est pas directe, elle est censée être mon amie et ne supporte pas que j'ai fréquenté Léo quand elle était en froid avec lui. En attendant, elle le mitraille de textos et lui cherche à reconquérir son ex et me voit tous les mardis. Dear. Les filles, c'est vraiment con.
Week end à Paris : J'ai rencontré l'homme de ma vie. Appelons le Hdmv. Je suis donc allée chez Moka, et en entrant je croise Hdmv qui sort, me fait la bise. Il a une tête de gentil... Moka est enthousiaste parce qu'un mec très intelligent et estimable lui a fait une déclaration d'amour. Nous passons la soirée tous les trois à boire et à discuter, vers 7h du matin nous nous endormons à moitié un peu partout par terre et Moka descend se coucher. Hdmv me dit qu'il va déplier le futon et j'en profite pour m'échapper et rejoindre Moka dans son lit pour une partie de jambe en l'air endiablé dont je ne reviendrai pas indemne. Je lui dis que je vais prendre une douche et lui demande où je peux dormir. Où tu veux. Soit, je vais voir Hdmv et lui demande s'il m'autorise à dormir avec lui. Il accepte en stipulant qu'il n'a pas l'intention de faire l'amour avec moi. Pas de problème, je suis épanouie sexuellement. Je m'allonge donc contre son torse chaud et nous discutons jusqu'à midi. Il me dit que je l'impressione, je n'ai que 17ans, lui 19 et il a l'impression que nous avons le même âge. Normal. Je lui demande si je ressemble à Valérie Lemercier comme certaine mauvaises langues s'amusent à le dire. Il me répond oui, il me trouve encore plus belle depuis que je lui ai dit. Il me parle longuement, moi aussi, il se questionne : "Tu dois te demander pourquoi je ne te saute pas dessus ?". Non, je suis contente. "Je n'ai pas envie de dormir, parce que je si je m'endors, je n'aurais plus conscience d'être contre ton torse". Il me trouve mignonne, je lui propose d'être mon amoureux. Il accepte. Je suis heureuse. Il part le lendemain pendant que je dors, et je regarde des films avec Moka. Hdmv nous propose d'aller chez lui, il est avec sa "copine" ou quelque chose dans ce goût là, mais j'ai la flemme et Moka m'a dressé un portrait désagréable de Hdmv, donc je doute et mon joli moment part en fumée, quel con ! Finalement, je fais l'amour pendant des heures avec Moka, c'est extrêmement agréable. Je finis par partir et vais boire un café avec Ex Copinou qui n'a pas beaucoup de temps à m'accorder, je lui raconte ma vie, il rigole, je lui demande si je peux lui faire un bisou. Oui. Il est trop chou. Je reprends mon train et ma vie monotone.
Mardi : Léo vient me chercher avec Ella, Chloé est avec nous et n'ouvre pas la bouche pendant les 10 min qui la conduise à son arrêt de bus. Ridicule. Puis Ella part dans le goût du : "Je vois que vous avez envie de rester tous les deux", ce qui n'est absolument pas le cas... Je fume un bédo avec Léo et rentre chez moi dans un sale état et en pleine crise de remise en question. Je déteste le cannabis ! Vive l'alcool.
Mercredi : Je suis dans mon ancien lycée avec plein de gens et Hugo... Samuel me raconte qu'Hugo est gentiment en train de tomber amoureux de moi et ça flatte mon égo. Nous discutons très longtemps avec Zoé et Hugo alors que tout le monde est parti, je suis persuadée qu'elle est un peu jalouse et ça me fait mal au coeur. Puis, je décide de dormir chez Hugo. Nous achetons une pizza, je bois, il est maniaque mais adorable. Je me couche dans son lit, en culotte parce que j'ai chaud. Puis je le chauffe laissant mes pulsions primaires s'exprimer. Il ne me touche pas, donc je commence à me dire que c'est mort et décide de lui parler : "Je dois t'avouer que si j'ai commencé à te chauffer, c'est parce que j'avais une folle envie de sentir tes doigts dans mon vagin, mais en même temps, je t'aime tellement pour ce que tu es intellectuellement que j'ai peur d'être déçue si nous faisons l'amour". Je l'interroge donc sur sa conception des relations sexuelles et le met hyper mal à l'aise. Perfide : "Parce que les gens parlent et se vantent facilement des faits, mais finalement ils ne disent pas grand-chose...". Il se souviendra de moi comme la nana à moitié nue qui analysait une situation hautement érotique dans son lit. Chouette.
Vendredi : J'avais parié avec Léo que si je mettais mon brésilien dans mon lit, il devrait m'offrir un couscous. Vendredi je passe la soirée chez mon voisin avec Elen, sa copine, Zoé et mon brésilien. Nous buvons joyeusement, j'appelle Moka qui est avec Hdmv et me réjouis de pouvoir parler à ce dernier. Puis je fais une bataille avec de la crème chantilly avec Zoé et mon brésilien. Je saute dans la piscine faute de pouvoir répondre à leur alliance chantillyque. Mon brésilien me rejoint... Il est troooooop beau. Je roule des patins à Elen et mon voisin pique une crise de jalousie. Zoé finit par aller se coucher, Elen et mon voisin aussi, et moi je discute avec mon brésilien qui me fait des déclarations d'amour. Je le raccompagne chez lui et dans une ruelle mal éclairée, il enfonce sa langue au fond de ma gorge en me caressant sensuellement le dos et les fesses. Puis, je le laisse et m'en vais dormir.
A l'heure qu'il est, j'hésite à boire. J'ai un contrôle de russe mardi, et ferais mieux de réviser mais je pense que je vais me résigner et avoir une mauvaise note. C'est trop compliqué.
Navrée, lecteurs, c'est bref, c'est mal écrit, mais je ne dois rien à personne.
Tout le monde m'aime, la vie est belle... et je suis triste !
Par Perfide
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Lundi 18 septembre 2006
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21:59
By me :
Si la vie était un nid d’abeille dans lequel des petits bonshommes animés feraient caca par intermittence, elle serait probablement plus douce que cette léthargie incompréhensible qui s’empare de tout mon être déambulant à droite à gauche, lorsque qu’entrant dans la salle de classe je visualise le regard bovins de toutes ces personnes qui ont arrêtés de vivre le jour de leur naissance par un hasard fortuit qui les a balancés dans un monde où les protocoles sociaux sont omniprésents et où la surréalité des choses fait défaut à leur imagination oubliée dans un coin de leur cerveau dégoulinant du caca des bonshommes dont nous parlions ci dessus. Oui, c’est une affreuse machination, une révolte même, une volonté d’extraire toute possibilité d’être contemplatif devant la merveille qu’est le soleil, ce point noir sur un nez bleuis par le froid mordant, celui des autoroutes de San Francisco sous le brouillard froggy ou groggy peu importe, des dimanches matins.
Petit poney sous la neige
Souillée par les flocons de béatitude
Contemple ton reflet jusqu’à éternuer
Puise la force des lignes dans ta verve insolente
Casse ta pipe et mange la
Vis et vole et brûle et terre toi
Dans le sous sol de ton paquet de tabac puant
Juste pour le fun : Une nana à qui je recopiais ça m'a dit : "Mes deux dernières heures au bahut étaient pour la philo... je suis désolée, je peux plus penser. Faudra que je relise ça demain."
By Arthur :
C'est l'histoire d'une petite fille rousse, qui vivait en Espagne en pleine époque de movida. Petite fille hippie et aimée par ses parents, qui fumait des haricots pour se faire plaisir. Elle mata un jour sur celui du géant petit ogre pour aller dévorer sa femme et manger ses nuages magique. Sangoku qui n'étais pas d'accord déclencha un kaméhamaha dévastateur qui pulvérisa Mars et toute l'eau s'y trouvant sous forme de Glace.
La petite fille qui n'a plus rien a voir avec l'histoire ne s'en allat pas pour autant. elle était surpuissante dans l'étalage de ses sentiments, si bien qu'elle parla pendant des heures avec José pour essayer de le convaincre que ce n'était pas sa faute si son amitié partait en couille. Le vœu de silence, si joliment réservé aux religieux s'était imposé de lui même en voyant que rien ne pouvait le faire changer d'avis. Elle mangeât donc un sachet de pilules bleues, et eu une érection a en faire exploser n'importe quel phallus.
Enjoy yoursel. Lisez Manifestes du surréalisme chers lecteurs anonymes.
Qu'est ce qu'on s'amuse !
Par Perfide
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Dimanche 17 septembre 2006
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14:28
Suite :
Je suis en compagnie de Zoé qui me fait une nateba en prévision de mercredi prochain où je devrais aller au lycée habillée en roots, la mère arrive dans la chambre :
"Perfide, va ranger la cuisine !
- Deux minutes, Zoé finit ma nateba !
- Non maintenant !"
Je me rends donc dans ma cuisine avec Zoé qui me colle au cul (nateba oblige) et fait la vaisselle. Puis je retourne dans ma chambre. Nouvelle irruption de la marâtre :
"Perfide ! Tas pas lavé la cuisinière, tu y vas tout de suite !
- ... Tu te sens pas un peu conne dans ton excès ?
- TU NE ME PARLES PAS SUR CE TON ! Gna gna gna, suis ta mère, gna gna gna, autorité, gna gna gna.
[ Là je me fais vraiment pensé à une adolescente débile, mais faut appréhender les choses dans leur contexte, hein]
Perfide in the kitchen with Zoé : Elle continue ma nateba et nous discutons jusqu'à l'arrivée de ma mère qui me somme de passer le balai :
Perfide : Ouais, je peux passer la serpillère aussi, puis un petit coup de karsher, d'ailleurs on a pas de l'eau de javel histoire que je désinfecte tout ?
Zoé éclate de rire et je déblatère en racontant que je suis Madame Propre, la concubine de Monsieur Propre.
La mère toujours sérieuse : "Passe le balai et la serpillère". Ne l'écoutant point, je me dirige dans ma chambre toujours suivie par Zoé et la mère recommence avec ses histoires de balai.
Perfide : mais je ne sais pas où est le balai !
Mère-grand qui rentre dans la partie : Derrière la porte, tu devrais le savoir, arrête d'être enquiquinante maintenant et obéis à ta maman !
Perfide : Bah non, je ne sais pas, vous avez décidé de tout changer de place, vous bouleversez ma vie : regardez, maintenant quand je cherche le micro-onde, je suis obligée de faire trois fois le tour de la cuisine !
Je prends donc le balai en me bidonnant.
Mère en mode vénèr : Tu es insolente ! Tu vas faire un tour dehors pour te calmer !
Perfide : Mais je ne peux pas ! Je dois passer le balai dans la cuisine !
Mère-grand : Ton ironie de bas étages, tu peux la garder !
La mère me tire vers l'extérieur avec Zoé. Nous sommes pieds nus et en pyjama.
Perfide : Je peux aller chercher un pull ?
Mère : Non !
Zoé : Euh, je peux prendre mes clopes ?
Mère : Non ! Perfide, excuse-toi auprès de ta grand mère.
Perfide (morte de rire) : Pardon Mamie (Je ne l'ai jamais appelé Mamie de ma vie, et je ne la vois jamais). Zoé est pliée en deux et la mère et sa mère pètent un câble et tentent de garder leur sérieux pour ne pas attraper un couteau et m'égorger. La mère nous pousse à l'extérieur et ferme la porte à clef. Après avoir bien rit avec Zoé, je commence à gratter à la porte en hurlant dans le couloir : "Wouaf ! Wouaf !". Re crise de rire pendant que la mère et la mère-grand s'amusent à médire sur les adolescents en crise.
Je re tente :
Perfide : Toc toc toc
Elles : Oui ?
Perfide : C'est le facteur !
Elles : On s'en fiche.
Nous nous pissons joyeusement dessus puis tentons de nous adresser à ces gens étranges dans d'autres langues :
Perfide : Please, open the door ! (pas de réponses) Zatrakat dvier pajalouïcta ! (pas de réponses) Apri la porta ! (pas de réponses).
Zoé : Vilseuille !
Perfide : Mais ça veut pas dire Sanglier ?
Zoé : Ah oui, on peut toujours essayer.
Nous nous rendons donc chez la propriètaire pour lui demander la clef :
Elle : Mais y'a personne chez vous ?
Moi : Si mais on est enfermées dehors !
Elle : Mais vous n'avez pas été sages ? C'est ça ? Parce que moi je vais me faire gronder si je vous donne la clef.
Moi : Peut-être, on dira qu'on l'a piquée, puis on est pieds nus, on a froid...
Bruit de clef qu'on tourne chez moi, les putes : elles ont fermées l'autre serrure et ont laissé la clef à l'intérieur !
Moi à la propriètaire : Laissez tomber, hein.
Elle : Ah, mon dieu, la jeunesse !
[Et oui, les vieux disent vraiment ça]
Nous sommes donc allées faire un petit tour pieds nus et en pyjama.
Et après, la mère et la mère-grand osent me dire que je n'ai pas d'humour...
Hier :
Avec Zoé nous décidons d'aller boire dans notre joyeuse contrée. Nous rencontrons diverses personnes inintéressantes. On me re re re re re dit que je ressemble à Valérie Lemercier... Un ami d'Elen stupide, nommé José et Arthur (mon amoureux aux tendances homosexuelles qui ne tombera jamais amoureux de moi mais qui accepte que nous faisions l'amour) doivent se rendre à l'anniversaire de la voisine de José. Avec Zoé nous décidons d'y aller sans prévenir personne et de nous taper l'incruste. J'appelel Elen pour lui demander l'adresse de José et l'innocente créature ne se doutant de rien me la donne. Nous errons donc, je fais pipi dans un endroit réservé aux chiens avec une affiche "Ici, je fais ce que je veux"... Les gens me regardent bizarrement, mais peu importe. (Oui, je trouve aussi que l'analogie avec le chien est tenace). Donc, nous arrivons dans ladite rue et croisons des nanas dont une qui était dans mon collège et qui est maintenant dans la classe de Zoé. Nous leur disons que nous allons à l'anniversaire de la voisine de José mais que nous ne savons pas où c'est. Elle nous apprend que José est son cousin et n'a pas l'air enchanté qu'on puisse la suivre. Nous sommes mortes de rire et personne n'ose nous dire que nous ne sommes pas les bienvenues. Je leur dis : "J'espère qu'elle est cool cette fille, parce que y'a Lost ce soir à la télé". Elles gardent leur air coincé et sérieux pendant que nous continuons à picher notre bouteille. Nous arrivons au lieu-dit. José et Arthur sontet mal à l'aise : ils hésitent entre la gêne de nous dire de nous casser et leur volonté de le faire. Ils le feront finalement, mais je rétorque que je suis dans la rue, que je peux y rester si ça me chante. Arthur m'a un peu déçu, il subissait la pression de tous ces gens qui n'osaient rien dire et n'arrivait même pas à s'extraire deux minutes de la réalité pour rire de la situation. Zoé se sentait mal à l'aise et je jouissais de la gueule de cons des gens. C'était certainement un super anniversaire, vue de l'extérieur ça faisait un peu "Boum". Pas d'alcool, des assiettes vertes sur des nappes roses joliement disposées, des gens à l'air débiles mais gentils... Mais sans alcool la fête est plus folle. Finalement, nous sommes donc parties et je me réjouis à l'idée que José va définitivement me haïr de mon incursion dans sa vie privée. Arthur m'a taxée d'instable, alors que je suis simplement... imprévisible et spontanée, je veux me faire plaisir et l'idée de me rendre là bas me faisait mouiller.
Nous faisons donc du stop pour rentrer, et à 20h30 je sonne à la porte du mec brésilien de ma classe qui habite tout près de chez moi. Il s'appelera... Victor. Une nana super embourgeoisée me répond qu'elle va le chercher. Je lui demande de m'appeler quand il aura finit de diner pour que nous passions la soirée ensemble (en anglais of course). Avez Zoé nous mangeons, regardons le début de Lost et je l'arrache à la télé pour aller chercher Victor, elle est blasée et fait sa vénèr, mais peu m'importe. Je passerai donc la soirée à boire et à parler avec Victor en anglais / portugais / français pendant que Zoé regardera Lost et dormira ne voulant pas faire l'effort de communiquer. Il est adorable ! Nous avons parler de sa "girl friend" avec qui il entretient une relation libérée mais qui est amoureuse de lui et lui fait du chantage au suicide, ça nous a bien fait rire. Et j'ai enfin osé lui dire : "Your french accent is so sexy !".
Je suis contente, mais j'ai faim !
Par Perfide
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Samedi 16 septembre 2006
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12:55
Mercredi : mes cours de français me laisse peu à peu sombrer dans une léthargie désintéressée. Gargantua. Rabelais. L'humanisme. Pourquoi pas ? Mais quand une prof qui me prend pour une conne s'étonne de ne pas me voir participer à l'étude d'un texte où elle s'attend à ce que l'on dise des choses évidentes, bof. Comment passer un oral ? Youhou.
Bref, je suis allée manger avec Zoé puis elle est allée à son cours de dessin pendant que je me rendais en stop dans la voiture d'un croate avec lequel j'essayais difficilement de communiquer, dans mon ancien lycée. Je me suis expliquée avec Salomé et l'ai trouvé bête mais gentille. J'étais donc en compagnie de Samuel, et Salomé à bavarder et je buvais gentiment ma bouteille de rosé dégueulasse. Sont arrivés Raoul et ... Hugo. Un mec se retrouvant avec les gens de mon ancienne classe. Je commence à baragouiner tout plein de choses intelligentes, et il me répond de manière sensée ! Que de joie. Je l'aime déjà. Raoul quémande un câlin, d'accord. Puis me sentant en joie, je leur lis des extraits de Manifestes du surréalisme et de L'être et le néant. Je monopolise la conversation, je me sens regardée et aimée. Alors que Zoé arrive, je suis dans les bras de Samuel, elle me demandera plus tard : "C'était pour me rendre jalouse ?"... Des gens de mon internat passent et je décide d'être sociable et de leur raconter des choses intéressantes. Et voilà qu'ils rigolent, et que l'un d'entre eux me dit : "Ecoute Perfide, j'ai réfléchi toute la journée, là tu vois j'ai envie de me détendre... donc si tu veux réfléchir, casse-toi, et va faire chier quelqu'un d'autre". Vous n'imaginez pas mon envie de pleurer quand je me suis rendue compte que je ne pourrais pas communiquer parce que c'était un bête à l'esprit obtu... Je me confrontais une fois de plus à mon idéalisme et mon optimisme blessé par la bêtise d'autrui... Ca fait super mal. J'entrainais donc Samuel avec moi pour médire sur les gens débiles et le mal qu'ils me faisaient inconsciemment. Je fais des câlins à tout le monde, et puis ils doivent partir. Je gratifie donc Raoul, Samuel et peut-être Hugo (souvenirs effacés par les brumes de l'alcool) d'un bisou sur la bouche. Je suis persuadée qu'ils étaient tous jaloux les uns des autres, en tout cas je veux voir la chose sous cet angle. Zoé et moi-même continuons à discuter un peu avec Hugo et partons.
Sur le chemin, j'aperçois une femme dans sa voiture et trois sacs du côté du coffre, tout en marchant, j'en attrape un et continue mon chemin. Zoé et morte de rire. Nous croyiions que ladite femme s'apercevrait de quelque chose et nous hèlerait, mais non, rien. Si je n'avais pas baissé mon pantalon un peu plus tôt, je me pisserai dessus. Nous avons donc hérités d'un pantalon marron, d'un t-shirt noir et d'un pull marron aussi. Nous nous faisons prendre en stop par Mélanie et son copain, nous racontons de la merde et il nous dépose à 6km de chez moi. Là, je croise une nana de ma classe et me lance dans des considérations sur les rapports sociaux, sur ce qui doit se faire ou ce qui est prohibé inconsciemment, elle rigole, mal à l'aise et je la trouve super bête. Puis ayant envie d'une cigarette, j'accoste un jeune homme :
Perfide : Excuse-moi, j'ai un peu la flemme d'être original mais en réalité, et comme tu peux te l'imaginer, je suis en quête d'une cigarette.
J-H : Ah. Désolé, je viens de lâcher ma dernière.
P : Je comprends, donc toi aussi tu dois être en galère. Ca m'emmerde parce que là j'ai plus une thune, c'est trop désagréable surtout le soir quand la dépendance se fait sentir et qu'il n'y a aucune gentille nicotine prête à bousiller tes poumons, c'est pas horrible ?
J-H : Ouais ouais.
P : Non mais si je t'ennuie, tu as le droit de le dire, mais j'ai un peu envie de me confronter au monde.
J-H me tendant une cigarette : Tiens prends ta clope.
Perfide : Ah mais non, si tu ne veux pas me la donner garde-la, je te parle juste pour te parler, moi je croyais que tu n'avais plus de clope et puis je comprends que ton mensonge soit motivé par une sorte de radinerie inhérente à tous les fumeurs.
J-H : Putain prends-ta clope et casse-toi... C'est bon.
Perfide prenant la clope : Ok, comme tu veux. Adieu.
Puis nous nous faisons prendre en stop par deux mecs revenant de Bangkok qui nous raconte plein de choses inintéressantes.
Je suis aimée. Un ami d'Elen nommé Arthur m'aime, je l'aime, c'est formidable.
Par Perfide
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Jeudi 14 septembre 2006
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/2006
17:07
Ô rage, ô désespoir, Ô VIEILLESSE ENNEMIE.
Pression familiale suite.
Quelques explications sont nécessaires pour que je ne passe par une hystérique incapable de gérer ses excès d'humeur : l'été de mes 14ans, ma mère s'était enervée et avait arraché tout ce qu'il y avait sur mes murs, ainsi que jeté mes lettres et autres souvenirs n'étant pas directement lié à mon parcours scolaire. Je rentrai et constatai les dégâts. Rien ne sert de dire que j'étais effondrée et qu'il s'en est suivi une longue engueulade à la suite de laquelle elle m'a juré de ne plus réitérer cet acte barbare.
L'été de mes 16 ans, dans un élan d'hystérie, et après avoir découpé aux ciseaux les vêtements d'Ex Copinou sous mes yeux effarés, elle recommença. J'avais alors décidé d'habiter chez mon père pour ne plus avoir à subir ça mais il n'était pas super chaud pour "s'occuper" de moi. "Tu sais Perfide, je n'ai pas beaucoup d'argent, mon appartement est tout petit, j'habite à la campagne, puis finis ta scolarité là où tu es, ce sera mieux, hein...". Vous pouvez donc constater à quel point il prend son rôle à coeur, mais moi, tout comme mes deux autres frères n'étions pas désirés excepté par nos mères respectives (un demi frère...). Finalement, je suis rentrée chez moi et la mère a de nouveau juré qu'elle n'entrerait plus jamais dans ma chambre.
Lundi, je rentre après une dur journée de labeur. D'ailleurs, ma radio indique que mon petit orteil est cassé. Et que vois-je ? Ma chambre, rangée, papiers traînant par terre, jetés. TOUT EST PROPRE ! L'idée se forme et je hurle, les larmes coulent : "Putain de merde, vous êtes trop connes, je vous ai dit qu'il était interdit de rentrer dans ma chambre !
Mère grand : Perfide, tu ne parles pas comme ça !
Mère mimant le geste de l'hypothétique brimade : Tu devrais nous remercier !
Perfide : Personne ! Personne ! Personne, ne rentre dans ma chambre dans mon autorisation, tu le sais très bien, donc ta gueule, vraiment, je t'emmerde. Maintenant, sortez de ma chambre !
Mère grand : Pour qui tu te prends ? Tu n'es pas chez toi !
Perfide : Ah ouais ? Et je suis chez ma mère c'est ça ? Donc elle choisit d'agir comme elle veut, méprisant mes sentiments... Ouais t'as raison la vieille !
Mère : Perfide, va t'en d'ici et va te calmer, tu ne parles pas comme ça !
Perfide : Vous savez quoi ? Vous êtes complètement conne, allez vous faire foutre !"
Puis claquant la porte, je me casse et vais prendre un bus. Je croise une nana qui me tappe la discut' et me propose de jouer le rôle de l'assistante sociale : "Si ça va pas chez toi, tu peux venir chez moi, hein !"... Bien sûr oui, je ne me sentirai pas du tout mal à l'aise. Finalement je rejoins Zoé qui est chez l'une de ses amies stupide, nous fumons un joint, discutons après que je me sois emparée de la télécommande pour éteindre la télévision. Ma mère me laisse un message sur mon répondeur : "Perfide, le repas est prêt donc si tu t'es calmée, on t'attend pour manger. Bisous. Maman".... Que dire ? Que faire ? Que penser ? Quelle idiote ! En prenant le bus, je me suis de nouveau sentie fatiguée, je n'avais de nouveau plus envie de rien : quelle révélation ! Ma mère est la cause de ma dépression !
Chloé (cf : la fille de ma classe qui me colle au cul) m'admire et me trouve surintelligente, elle boit littéralement mes paroles pendant que je m'écoute parler, ses amies sont désolemment débiles. Aujourd'hui, nous avons passé la journée ensemble. Je crois que je me sentirai mieux toute seule qu'avec cette fille ultra ennuyeuse... Donc j'hésite à lui dire : "Ecoute, je ne t'aimerai jamais, t'es trop stupide...". Le pire, c'est que je l'imagine tout à fait aller voir des nanas sur lesquelles elle médis abondamment pour me plaire, juste pour ne pas être seule. Finalement, moi, Manifestes du surréalisme, et quelques personnes que j'apprécie me suffisent amplement. Je lui ai parlé de Léo et lui ai expliqué qu'il cherchait une copine et qu'il était beau garçon. Il vient me chercher, je les présente : "Chloé, Léo, vous allez pouvoir sortir ensemble !"... Elle vire au rouge cramoisi et s'enfuit en lançant un "Bon bah je dois y aller, salut".
Léo part II (suite) : Nous avons bu deux verres ensemble et avons longuement discuté. Je suis rassuré, il était franc et sincère pour une fois, notre conversation n'avait plus lieu dans le second degré. Je lui parlai et il remarquai le changement qui s'était opéré dans ma petite personne depuis juin. Il m'expliquait qu'il se sentait seul sans copine :
Perfide : "Héhé, tu vas tomber amoureux de moi, t'inquiète.
Léo : Non, je crois que ce serait impossible...
Perfide : Bah pourquoi ? Qu'est ce que t'attend d'une relation amoureuse ?
Léo : Je veux une fille différente, drôle, intelligente, qui soit capable de rire avec moi, d'aller boire des verres, d'aller au cinéma...
Perfide : Bah c'est moi et tu décris notre relation actuelle. Enfin, tu vas tomber amoureux de moi justement parce que nos rapports se sont clarifiés et que tu arrives à être beaucoup plus sincère avec moi. Par conséquent, ça va nous rapprocher mais sans ambiguité, puis finalement, tu m'aimeras.
Léo : Ahaha. Le pire c'est que tu n'as pas tort, mais je ne pourrais pas t'aimer, je le sens. Même si tu es... enfin, non c'est stupide ce que je vais dire !
Perfide : Ah non ! Tu n'as pas le droit de commencer et de ne pas finir !
Léo : Bah c'est ridicule, ça fait lover et tout... Mais donc, même si tu es ... charmante, hihi, y'a quelque chose qui me dérange chez toi sans que je sache vraiment quoi.
Perfide : Moi je sais pertinemment pourquoi je ne pourrais pas t'aimer. Tu ne me fais pas rêver. Tu es trop ancré dans la réalité et tu n'arriverais pas à gérer mon instabilité.
Léo : Oui !! C'est tout à fait ça, tu es instable, c'est la raison pour laquelle je n'arriverai pas à tomber amoureux de toi...
Perfide : T'imagine pas le nombre de mec qui m'ont dit ça !
[...]
Léo : J'appréhendais de te voir parce que durant nos dernières conversations, t'étais hyper désagréable, mais là je te trouve vraiment agréable et j'adore parler avec toi ! Tu es vraiment différente des autres filles et c'est beaucoup plus intéressant."
Il a longuement flatté mon égo et je le revois samedi. Il finira par m'aimer.
Après, je suis allée chez Ella. Aucun élément notable excepté le fait qu'elle connait ma vie par coeur et ne l'appréhende pas du tout de la même manière que moi... je trouve ça étrange. Une nuit, je lui avais envoyé le texto suivant : "J'ai envie de mourir " et la seule chose qu'elle trouve à me répondre c'est : "Ne m'envoie plus jamais un texto comme ça !".
Encore plein d'évenements formidables mais j'ai trop mal au crâne pour continuer à écrire.
Par Perfide
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Publié dans : parisgaredelyon
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