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Mercredi 22 novembre 2006
Le croustillant, ce sera tout.
Mes bas qui tombent... Ma démarche ridicule...
Vendredi : Chez Moka qui m'a gentiment préparé des pates. Il me parle de son amour d'antan, me fait rire, je cite : "Non, mais elle me propose de venir chez elle, j'y vais mais tu vois... j'étais obligée de la serrer mais je voulais pas. Heureusement Hdmv m'a appelé." Puis un peu d'alcool, de clopes, de conversations au sujet de mon intolérance ridicule.
Moka : Viens dans mes bras.
Perfide : Non.
Moka : Ouuuuuuuuu ! Arrête de mentir, toute les filles ont envie de venir se caler dans les creux de mon épaule.
Perfide : Certainement.
Moka : Bah viens.
Perfide : Non, ça me fait trop kiffer de t'entendre me le demander encore et encore.
Se jette sur moi. Enfonce ses doigts là où il faut. Craquage intégrale. Baise.

Samedi : Mange avec la soeur de mon ex (qui est une amie), rencontrons une nana qui kiffait mon ex y'a 3 ans. Elle est pitoyable :
"Je peux m'asseoir avec vous ?
- Oui
- T'es sûre ?
- Oui
- Non, mais vraiment parce que ça me dérange pas d'être toute seule.
- Mais putain assieds-toi"
Je lui demande s'il elle n'a pas un problème de confiance en soi, elle me déballe sa vie, son diabète, son visage défiguré, les gens qui lui jetaient des pierres, sa mère morte l'année dernière, son mec qui doit s'en battre la race de sa gueule. Elle prend sa tragédie au sérieux, et elle me l'expose impunément à moi l'inconnue et j'ai encore plus mal pour elle de constater qu'elle est obligée de me faire pitié pour ressentir le début d'une reconnaissance pour ce qu'elle est : "Regardez-moi, aimez-moi, je souffre".
Reçoit un texto de ma pote : "Putain ! Barrons-nous !". Autre café. Autre conversation. Je la kiffe bien cette nana, truc de ouf.
Puis Larouquine me pose un vieux faux plan. On devait se voir à 16h, elle m'appelle à 17 pour me dire que c'est die... Cool. Rien à faire jusqu'à ce que Moka et Hdmv aient fini d'emménager. Tout le monde est occupée. Je lis Le livre du rire et de l'oubli, je pars en couille parce qu'un hasard à haut degré d'improbabilité se déroule sur ses pages.
"Qui est donc Eva d'après les mots d'Eva ? Eva est un joyeux chasseur d'hommes. Mais elle ne les chasse pas pour le mariage. Elle les chasse comme les hommes chassent les femmes. L'amour n'existe pas pour elle, seulement l'amitié et la sensualité. [...]".
Ca fait une heure que je marche dans l'air glacé de Paris sans savoir où je vais et en me contentant de marcher, heureuse, je suis fièvreuse et je vois ça. Je me dis : "Mais c'est toi ! Mais c'est toi !" et en même temps, cette nana qui porte le prénom d'une fille de ma classe m'informe de tout ce qu'il y a d'interchangeables entre nous deux. Je continue, et j'apprends (dans mon bouquin toujours) que cette Eva rappelle quelqu'un à la mère d'un de nos personnages. Et cette personne s'apelle (... je vous le donne en mille...) : Perfide. Pas Perfide, mais mon prénom. Pour les plus curieux, vous connaîtrez mon prénom si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu dans ce livre. Je pars complètement en couille et décide d'aller me réchauffer dans un café. Je croise une tribu de "ouesh ouesh" et l'un d'entre eux me somme de lire la page de mon livre. Enthousiaste à l'idée de partager toutes mes émotions, je m'éxecute... ils s'en foutent, mais ça me fait plaisir.
Dans ce vieux café miteux, j'hésite entre gerber, vomir, dormir ou m'exploser la tête sur la table. J'ai chaud, froid, mal. Une ancienne pote me rejoint, elle ne veut pas écouter ma coïncidence, elle s'en fout, elle ne m'écoute plus, elle veut que je l'écoute, je l'écoute, je suis malade, elle me reproche de ne faire encore effort. Elle me fait de la peine, elle n'est même plus sincère avec elle-même et je m'en rends de plus en plus compte. Elle n'accepte pas que j'ai pu changer en 3 ans et elle tente inlassablement de me redonner mon statut d'antan, c'est ridicule, ça m'emmerde et je me sens encore plus mal. J'attends un appel de Moka qui ne vient pas.
23h30 : mon sauveur se manifeste. Je le rejoins dans son nouvel appart qu'il loue avec Hdmv, j'achète quelques bouteilles au passage. On discute tous les trois, puis Moka va prendre une douche, Hdmv va mixer dans la pièce d'à côté. Je me dis qu'il va revenir. 1min, 2min.
Perfide : "Je me suis dit que tu ne me rejoindrais pas, donc je suis venue.
Hdmv : T'as eu raison."
Puis Moka revient, on fume, on boit, on discute, on rit. Moka va se coucher, je parle à Hdmv de tout ce qui me fait peur : "N'être sûre de rien, n'avoir aucune certitude sinon celle que je ne sais rien, que tout est infini, que je ne sonderai jamais rien, que si je pense quelque chose, je n'ai ni tort ni raison". Puis je lui parle de Kundera, très très longtemps, de mon amour pour les gens, et pour ls individus, même ceux qui sur mon échelle de valeurs (basée sur l'intellect) me semblent débiles. Il m'écoute, il me répond. Je lui parle de Will, du fait que je me sois plus ou moins consciemment victimiser, ça me fait du bien. J'ai d'ailleurs rappeler Will (qui s'est remis avec sa meuf : monogamie quand tu nous tiens...) et lui explique que j'accepte de le revoir, qu'on sera amis, qu'on sera content, que je lui reproche de ne pas avoir su où il allait et de ne pas me l'avoir dit, il consent. Je balance à Hdmv des petits tests mesquins auxquels il répond admirablement avec la plus grande des sincérités : "Perfide, tu me testes et ça me fait kiffer". Moka dort au dessus de nous, il me dit : "Moka a trop envie qu'on se serre
- Et si tu crois que ça va m'empêcher de te pécho..."
Puis je saute dans ses bras, il me caresse les cheveux, je lui parle encore et toujours de Kundera, de l'absurdité de nos tragédies, de l'absurdité de tout, du fait que je veux mordre sa queue pour oublier que je mords la mienne.
Puis je le déshabille, il me déshabille, m'enlève ma petite culotte rose transparente que j'ai oublié là-bas, me mords l'orteil, me lèche, me caresse, m'embrasse... On fait un peu l'amour, je lui taille une pipe pendant que Moka descend de sa mezzanine, il me dit : "Tant pis", je réponds "Tant mieux", je continue, il me prend en levrette, m'éjacule dessus et je kiffe tellement sentir la chaleur de son sperme dans la cambrure de mon dos...
10h : je le prends dans mes bras et je m'endors.
13h : je me réveille, le caresse. Moka et un pote à eux sont dans la pièce d'à côté. On re fait l'amour et je hurle pendant que les autres bossent pour leur fac de droit. Je lui demande de m'apporter un verre d'eau et une clope, je cherche mes vêtements, me lève, salue leur ami : "Bonjour, je te fais pas la bise mais le coeur y est...". Je me parfume et j'entends Moka : "Ca sent le Brise". Hdmv : "Je crois que c'est le parfum de Perfide". Moka se retourne vers moi et me lance un immense sourire provocateur qui me ferait presque mouiller.
Je vais voir La Rouquine, je pue le sexe, je sens mon doigt qui sent son cul. Chez elle, je pille son frigo : je bouffe du saucisson, et boit son coca light. On discute, on discute, et je réfléchis et je m'interroge.
Et je rentre chez moi. Je vois Zoé, on discute jusqu'à deux heures du matin de Kundera, de Nietzsche et d'elle, de moi. Je l'aime très très très fort. Moka la trouve perturbée, mal dans sa peau, la soeur de mon ex aussi, mon père aussi. Je me rends compte qu'elle ne s'aime pas et je veux l'aimer pour qu'elle s'aime.
Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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Jeudi 16 novembre 2006
On va me taxer de frivole… mais je suis de nouveau heureuse.

Hier soir, je me suis couchée, j'ai pleuré un peu en me disant que j'étais la plus malheureuse du monde et que je souffrirai jusqu'à ma mort en étant conjointement consciente que ce n'était que pour le plaisir de pouvoir m'imposer le statut de victime. Je suis donc parfaite et s'il préfère l'autre, tant pis c'est que notre notion de la perfection doit diverger. Je relativise : il y en a d'autres tout aussi agréables, intelligents beau (dans une mesure différente de la sienne) et qui mettent des préservatifs king size. Ce n'est pas de la légèreté que d'oublier ma détresse d'hier soir, mais disons qu'au lieu de mettre des mois pour retrouver le sourire, je me contraints à faire tenir le processus de deuil dans un laps de temps beaucoup plus court. C'est chose faite. Abnégation, résignation, espoir et optimisme : à nous quatre !

J'ose espérer que chacun de mes lecteurs a versé une petite larme et a eu des pulsions meurtrières dirigées vers Will parce que le rôle de victime me va si bien : pauvre petite chose fragile que je suis... ! Ha. Ha. Ha.

Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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Mercredi 15 novembre 2006
Je veux mourir...
Perfide achète ses billets de train pour Paris en prévision de passer un week end de rêve avec son amoureux (Will), Perfide lui envoie un texto pour lui dire à quelle heure elle arrive, Perfide fait du stop pour se rendre dans son ancien lycée, Perfide est en voiture, Perfide reçoit un coup de fil de Will :
"Allô ?
- Oui, c'est Will, j'ai quelque chose d'important à te dire...
- Oula, tu me fais peur [pensant qu'il va devoir bosser tout le week end]
- T'as raison d'avoir peur...
- Euh, oui ?
- Bah en fait.... j'ai revu Ex petite amie... et je suis encore fou amoureux d'elle, je peux pas supporter l'idée que quelqu'un d'autre dorme avec moi, donc tu ne pourras pas venir chez moi, mais on peut se voir dans la journée...
- Ah, euh, ok. Bah je t'appelle samedi alors, bisous [tentant de garder contenance].
- Je t'embrasse"
Puis la nana avec qui j'étais en voiture me parler de la pluie et du beau temps alors que je priais pour qu'on se plante dans le ravin. Je n'arrive pas à dormir et pourtant je veux. J'ai envie de pleurer... Je l'ai rappelé, je lui ai dit que je ne pourrais pas supporter cette situation, que je ne comprenais pas pourquoi il ne pouvait pas m'aimer et elle aussi, surtout qu'ils ne sont pas ensemble (elle venait récupérer ses affaires), que je ne pouvais pas être que son amie, que ça me faisait trop de mal... Je lui ai expliqué qu'on se reverrait dans un an, que j'allais supprimé son numéro, ses textos, et son adresse e-mail, que j'allais cacher son caleçon. Et c'est chose faite, je ne peux plus le joindre. C'est atroce, je ne sais plus quoi faire, je n'arrive même pas à pleurer, je veux que le temps passe vite pour oublier que c'est douloureux, je ne veux pas me rappeler de lui, je pense que je vais supprimer la photo puisque c'était lui, le jeune homme à côté de moi, j'ai la diarrhée rien qu'à y penser, j'ai le bide déconfit, je n'en peux plus...
Je suis arrivée dans mon ancien lycée, j'ai vu Hugo, il m'embrassait, me prenait dans ses bras, mais je m'en fous... Ca me faisait penser à autre chose, simplement. Et maintenant ?
J'essaie d'être réaliste, je m'y attendais, mais pas aujourd'hui, vraiment pas. Je sais qu'il y en a des milliards d'autres, je sais aussi que j'étais heureuse avant qu'on reprenne contact et que je pourrais le redevenir mais là, non, je ne sais PLUS quoi faire, penser, dire... Je suis incapable de lire, de réfléchir... Raisonne-toi, me dis-je. Ca va passer, alors ne te plains pas, ne sois pas ridicule, sois forte, on est toujours seule et ce n'est pas parce que les gens te laissent des commentaires de sollicitude que tu iras mieux, tu dois te sortir de TA mouise, tu t'en doutais...
Mais comment a-t-il pu oser me dire qu'il m'aimait ? Je vais vomir... Je lui avais même dit que je me disais qu'il était encore amoureux de son Ex, qu'il se sentirait probablement plus heureux avec elle, je ne lui ai rien demandé. Si tout comme moi, il pouvait en aimer plusieurs... Quel égoïste ! Pourquoi ? Je ne l'ai jamais aimé passionément, et je me doutais que ce ne serait jamais le cas, mais il me rendait sereine, heureuse simplement. Dans ses bras tout allait bien, tout semblait simple et je ne souffrais pas du tout. IL FAUT QUE J'OUBLIE...

Et dire que depuis quelques jours, je pratiquais l'autosuggestion et arrivais à me persuader que j'étais follement heureuse, à me focaliser sur tout ce qui allait bien. Mais je vais recommencer, j'y arriverai, ça ne sert à rien d'être triste.

Puis dans les choses folles. Samedi, j'ai reçu un mail de Copinou, celui que j'attendais il y a quatre mois, dans le goût du je t'aime énormément, tu me manques, personne ne peut te remplacer même si je ne suis pas amoureux de toi, je veux te voir, tu ne peux pas sortir de ma vie, je fume trop, je foire ma vie... Ca m'a traumatisée. Je pense que je vais le voir ce week end, qu'on sera ami puis... rien.

J'appelle au suicide collectif jusqu'à ce que j'aille mieux. Si vous avez une idée lumineuse pour que je retrouve mon bonheur de ce matin... je suis toute ouïe !

JE M'EN DOUTAIS BORDEL MERDE CUL CHIOTTE CON SALAUD !
Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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Mardi 7 novembre 2006
Salope, j'assume complètement.
Bon, je me réjouis, mes statistiques décollent... les gens arrivant ici doivent jouir de la vision de mon corps de rêve qui semble suggérer des écrits attrayants.
J'ai un peu la flemme d'écrire pour dire vrai mais j'ai plein de choses à raconter.
Plus j'ai de choses à faire, moins j'en fais : logique.
Je ne parle pas de proportionnalité.
Si j'ai deux choses à faire et que je n'en fais qu'une, j'en aurais fait plus que si j'ai vingt choses et que je n'en fais aucune.
Disons que je suis overbookée : l'idée me fait plaisir parce que j'ai l'impression de me sentir vivre en l'écrivant. Mais ne nous méprenons pas, ma vie n'est ni plus ni moins remplie.
Je suis passée à Paris en compagnie de Zoé. Nous sommes allées chez Moka qui a joué admirablement son rôle de séducteur (il est très très doué, il ne s'agit pas d'un lover-vouzétecharmantemademoizel mais plutôt dans le genre Johannes (cf : Kierkegaard) : heureusement qu'il ne me lit pas, son égo exploserait). Puis après qu'il est dragué Zoé qui ne savait que dire, nous avons fait des cochonneries à ses côtés. La pauvre petite à moitié endormie ouvre les yeux et me vois nue en face d'elle - j'étais à la recherche de préservatifs.
"Perfide, je vais vomir...
- Ah bon ? Bah tu sais, c'est pas si grave !
- Il faut que je sorte !!
- La porte est juste ici."
Méchante moi, cela dit elle aurait pu se masturber.

Nous avons passés trois jours chez mon papa dont elle est tombé amoureuse. Elle a tenu à acheter un rat... alors que je hurlais dans toute la maison que c'était inutile, que ça puait, que ça faisait du bruit... et le reste aussi, hein. Puis nous sommes rentrer avec Will (ex meilleur ami nouvellement amoureux).
Je me trouvais donc en compagnie de ce charmant jeune homme. Trois jours durant il me couvrit de baisers, dans le cou, sur le ventre, les cuisses, le front, s'amusait à insérer sa main dans ma culotte alors que nous parcourions les allées du Monoprix. Pour le faire rire, je simulais l'orgasme devant tout ces vieux cons ébahis. Oh... ouiii.... Nous n'étions que deux et le monde vivait simplement pour souffrir du regard qu'il portait sur le spectacle de ce bonheur insupportable. Alors qu'il caressait ma poitrine dans ce bus que j'emprunte tous les jours et dans lequel je croise à chaque trajet une personne de ma connaissance, je ne me souciais de rien. Plus aucune pression ne subsistait puisque je pouvais vivre à travers ses yeux, agir pour lui. Et pourtant, je ne l'aimais pas. Regardant "Amadeus", je l'entends qui chuchote à mon oreille : "Je t'aime, Perfide". Des frissons parcourt mon corps et je veux l'aimer, et je l'aime jusqu'à ce que l'effet de ses paroles s'estompe. Nous discutons pendant que je chante sur un air des Beatles. Je suis d'humeur enjouée.
"Tu m'aimes, Perfide ?
- Non !
- T'es vraiment méchante.
- Hihihi..."
Puis vers 4h du matin, je me retrouve dans ses bras. J'imagine qu'en m'adressant à lui avec ces trois mots, j'arriverai à me convaincre que je l'aime... mais il faut qu'il me croit. Rien n'y fait, j'ai beau lui répéter, lui hurler, lui susurrer, lui assurer, il est incapable de me croire.
Que faire ? Pleurer ! Je me force à penser à quelque chose d'horriblement triste : la solitude ;  et quelques larmes coulent difficilement. Aussi, j'attrape sa main et essuie mes larmes avec sa paume. Je commence à l'aimer à la folie.
"Non, Perfide, je n'arrive pas à te croire, tu m'as fait trop de mal tout à l'heure. Quand tu m'as dit que tu ne m'aimais pas.
- Mais ce n'était que de la provocation. Crois-moi, pitié.
- Oui, mais moi j'étais sincère...
- Pff... Cessons d'être ridicule, j'ai l'impression d'être dans un mauvais film, embrasse-moi."
Finalement, la chasteté est partie faire un tour du côté de chez l'autre et pendant que je prenais un plaisir monstre à sentir ses folles sensations, je le pense, je le vis, je l'aime et lui dis. Et il me répond : "Je t'aime Perfide, je t'aime".
Il est reparti à Paris et je l'aime, et il me manque et je me sens idiote à attendre des textos qui ne viendront pas en me détestant de souffrir pour des conneries. Cela dit, je jouis pleinement de cette peine. J'adore pouvoir trouver une échapatoire pendant ces longues heures de cours, j'adore souffrir juste un peu à l'idée qu'il me laissera de nouveau tomber. Evidemment, je reste réaliste : ça ne durera qu'un temps. En ma qualité de débile mentale, je m'empêche de me laisser aller quand je ne suis pas avec lui et je refrenne mes élans niaiseux....
Perfide la niaise (pardon, pardon) : il a oublié un caleçon chez moi ! Il sent troooop bon. Je le renifle sans arrêt.

Ah oui, il y a une petite, minuscule ombre au tableau. Il n'accepte pas que j'en aime d'autres. Il veut être Le Seul, L'Unique, Le Préféré De Moi. Que faire ? Mais comme ça ne l'a pas empêché de me dire qu'il m'aimait, j'attends qu'il me pose un ultimatum genre "Dis leur à tous d'aller se faire foutre ou je refuse de te revoir / de re faire l'amour avec toi / de te redire que je t'aime / de te faire des cunnilingus / autre". J'espère que ce moment n'arrivera pas, je suis vraiment - mais vraiment- amoureuse de lui (: voyez comme je m'étends sur sa petite personne) mais je suis incapable d'abandonné Hdmv qui m'a d'ailleurs écrit un mail de péteux adorable.

Superbe transition. Il m'a dont écrit ce mail plus ou moins philosophique sur la notion de "Moi" et de "Toi", sachant que le "Toi" est forcément considéré comme autre et bla bla bla. L'attention n'est elle pas charmante ? Cet effort intellectuel qu'il effectue pour me plaire ? Il m'intéresse en plus ! Et puis des petites formules deci-dela avec une réelle portée poétique (non, je ne parle pas d'envolées lyriques).

Une nana de ma classe veut devenir ma super amie, elle ne cesse de me dire "T'es spéciale, t'es vraiment pas comme les autres, t'es cool..." Genre la meuf populaire supra top cool conne. Mais je lui ai dit que j'étais une grosse focu et qu'il fallait mieux que je dise du mal d'elle pour me défouler afin que nous entretenions une relation agréable. Puis j'aime bien sa présence, elle est rigolote, elle a des principes un peu cul-cul mais ça pourrait devenir ma copinoute. Par contre Chloé (cf : ma camarade de classe qui me prend pour un génie) m'ennuie de plus en plus et je n'arrive même plus à faire le tri dans ce qu'elle dit parce que je suis incapable de l'écouter. Je me dis donc : "Tout est inintéressant" et je m'ennuie encore plus. Que je suis maligne.

Pour le reste... on verra plus tard.
J'adooOOOooOOOooooOOOoOoOooore Mozart (dit-elle en citant des paroles de TTC pour faire office de titre).
Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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Jeudi 19 octobre 2006
Pauvres petits lecteurs invisibles ! Je vous ai lâchement abandonné pendant que je me laissais aller à grossir, trop boire et rendre tout individu de sexe masculin amoureux de moi.

Mais je me reprends et vous fait partager mon enthousiasme et mes histoires follement distrayante.

Après avoir envoyé une lettre à Hdmv, j'étais dans l'attente me posant moult questions et regardant chaque soir dans ma boîte au lettre à la recherche du bonheur. Rentrant un soir chez moi, je vois une lettre posée en évidence sur ma table, une écriture inconnue et je hurle et saute de joie dans toute ma maison. C'était Hdmv, of course. J'ai attendu que ma joie s'estompe avant d'ouvrir ladite lettre, et je suis comblée.

J'ai également passé une soirée chez Samuel en compagnie de Zoé et de moult personne dont Charles-Edouard (si, si, le mec qui me bavait dessus). Le flou absolu : absorption d'une quantité d'alcool abominable et cerveau noyée dans la fumée d'inté, et vous, les fumeurs de weed qui me lisaient, vous savez qu'on est pas très intelligent quand on fume trop. Nous devions à l'origine aller dans un concert de reggae/ragga mais pour des raisons qui m'échappent, nous sommes allés dans un bar. Un monsieur arrive et me demande ma carte d'identité ainsi que celle de Zoé. Bon, on avait pas de carte d'identité, et je suis mineure. Nous devons partir. J'hallucine en voyant Raoul et Charles-Edouard discuter comme s'ils étaient intimes : on ne m'avait pas dit, à moi, qu'ils se connaissaient ! Zoé et moi abandonnons cette joyeuse troupe pour aller nous sustanter chez l'ami Samuel et regardons le début de l'effet papillon. Je me retrouve (je ne sais plus comment) dans un lit avec C-E et Zoé. Nous discutons gaiement, fumons, et je leur pose des questions sans intérêt : "Quelle est la capitale du Kazakstan ?"... Le gentil C-E, en sa qualité de mâle, commence à me caresser de manière assez peu excitante mais je me dis, "pourquoi pas ?" quand Zoé ose dire clairement : "Dites-moi si vous avez envie de baiser, je me casse".  Je trouve ça HYPER déplacé et me voit obligée de lui expliquer que je n'approuve pas, qu'elle casse tout l'imaginaire relatif à une hypothétique relation sexuelle, qui plus est, je lui exprime mon enervement face à ce qu'elle nous impose par le biais de son discours : si nous voulons continuer à batifoler, dans nos deux esprits nous nous sentirons contraints de faire l'amour... Je ne comprends pas, elle aurait pu partir, simplement. Je me dis donc que ce n'est qu'une jalouse aigrie mal-baisée (pas du tout baisée en fait...) qui a besoin de nuire à mon bonheur pour supporter sa frustration. Finalement Raoul arrive dans le lit et me saute dessus... La condition du mâle en rut me dégoûte et je me casse dormir dans un autre lit. Samuel me rejoint, sans ambiguité, il sait pertinemment qu'il ne se passera jamais rien et Zoé revient, ouvre la porte et dit : "Ah, t'es là !" puis repart. POURQUOI ? Qu'elle dorme, qu'elle me lâche la jambe, bordel de merde.

Je lisais récemment La lenteur de Kundera. Il expose une sorte de théorie que je me réapproprie. Pontevin est le théoricien des danseurs. L'idée de danseur découle d'une espèce de course à la popularité entre deux représentants politique : leur but est d'accomplir plus d'actes considérés comme moraux que l'autre en vue qu'ils soient retransmis à la télévision et que le peuple les adule. Vincent dit à Pontevin que lui aussi est un danseur quelque part, parce que Pontevin a du succès. Quand des gens arrivent, il change de comportement, les fait rire, tout le monde l'écoute, tout le monde le regarde, il devient spirituel... il danse devant eux. Vous connaissez tous des danseurs dans votre entourage... Et je me suis dit : "Héhé, mais moi aussi je suis une danseuse à mes heures". Un mecredi que j'étais dans mon ancien lycée, j'abandonne Noémie et Hugo et me rend dans une groupe d'une quinzaine de personnes. Je connais 5 d'entres eux, et ils ne m'aiment pas. Je commence à leur parler de mes reflexions, de ce que je pense de machin, de bidule, de truc et un mec commence à me dire : "OUesh, ouesh, casse-toi, je t'aime pas et personne n'a envie de m'écouter !
- Oui mais vois-tu mon petit, vous m'écoutez quand-même alors que vous êtes quinze ce qui vous laisse la possibilité de discuter entre vous, c'est bien la preuve que ma présence vous réjouit.
- Mais putain, t'es trop relou comme nana...
- Bah non, grâce à moi tu peux passer pour un bo goss qui m'insulte et qui avec le consentement du groupe ! Tu peux faire ta promotion sociale ! Remercie-moi."
Une autre nana se prend au jeu : "Vas-y mais ta gueule, on t'a pas invité, je vois pas ce que tu fous là !
- Hum... si ma présence gêne la majorité d'entre vous, vous pouvez partir, non ?
- Qui veut qu'elle reste ?"
Quatre mains se lèvent.
Perfide : "Hum, tu as mal formulée la question, qui veut que je parte ?"
Quatre mains se lèvent. Je lui explique donc que je peux rester, je lui parle de la démocratie, d'Athènes, des grecs, je lui demande pourquoi je la dérange, et elle rigole en regardant ses amis sans prendre la peine de me répondre. Je lui explique donc qu'elle est incapable de me fournir une réponse satisfaisante et que c'est pour ça qu'elle préfère se moquer de moi, elle ne prend pas de risques. Puis finalement, je parle avec un mec à côté de moi, juste à lui, et les 14 personnes restantes continuent à m'écouter ! Complètement fou, je suis une Déesse. Puis des gens commencent à me dire que je suis trop intéressante et intelligente mais qu'ils se disaient que j'étais insupportable parce que beaucoup de gens leur avaient déjà parlé de moi. Je jubile : je ne suis plus dans ce lycée et on continue à parler de moi !

Je continue à draguer mon petit brésilien qui m'a offert aujourd'hui un bracelet et qui me disait qu'il m'aimait, hier. Nous avons eu une conversation assez rigolote vendredi dernier, où il me foutait de méchants vents alors que j'avais vraiment, mais vraiment envie de faire l'amour :
Perfide : I WANT TO FUCK !
[pas de réponse]
Perfide : Ok, I will come at your home with condoms on my ears and say to your "mother" : "Hello, can I see Victor ?". It's a good idea, isn't it ?
Victor : Lol, and ask her to watch, maybe she can learn and do with her husband later.
Perfide : Nooooo ! Please, you are breaking my dream ! I'm serious !
Victor : Lol.
Perfide : Tss, tss. I can stop my propositions if you prefer... and give up. But I would prefer you give in.
Victor : I would prefer that to ^^.The second one.
Perfide : What are you waiting for ????
Victor : To feel nothing more to J. [sa petite amie du Brésil avec qui il était censé avoir une relation libérée], I'm not sure yet with I still LOVE her and I don't wanna pass a year feeling guilty.
Perfide : Die.
Victor : Probably would be easier.
Perfide : She is in BRESIL and you can say nothing to her, she will never know it !
Victor : I have to go. Love yaa ^^
Perfide : Fuck you.
Victor : ^^
Bon, je finirai par avoir raison de lui. PERSONNE ne me résiste. Pour tous mes lecteurs bilingues : veuillez excuser mon anglais plus que minable, mais ne sachant pas parler portugais et sachant qu'il ne parle pas super bien français, il faut bien que nous arrivions à communiquer.

Venons en à hier. Comme chaque mercredi, je vais dans mon ancien lycée. Je croise d'anciennes personnes de ma classe et avec une nana, on va accoster un type vraiment étrange habillé avec une casquette de la marine, des chaussettes oranges à pompons lui montant jusqu'au genoux, un pantacourt en velours côtelé vert, intrigant et assez trippant :
Perfide : Bonjour, excusez-moi...
Mr : On dit "Veuillez m'excuser..."
Perfide : Veuillez m'excuser mais dans le cadre de notre TPE nous voudrions savoir ce que vous pensez de la télé réalité....
C'était manifestement le cousin de la reine Pola de Belgique, il nous racontait qu'il était millionaire, qu'il venait d'acheter un chalet pour son chien, qu'il avait gagné 4 millions de francs en fraude fiscale quand il travaillait dans une banque, qu'il était anarchiste et aimait les poseurs de bombes, qu'il était passé à la télé, qu'à chaque fois qu'il touchait quelque chose, il gagnait... et j'en passe, j'ai failli éclater de rire à plusieurs reprises.
 J'appelle Hugo et nous discutons au terrain de rugby en picolant. C'est une sorte de mystique ce qui le décrédibilise à mes yeux à mon plus grand malheur, et il m'apprenait à me servir d'un pendule en me disant que le pendule lui disait que je mourrai entre 30 et 40ans. Il me parlait beaucoup de moi aussi, me flattait, puis me disait que j'étais parfois insupportable, que j'avais du caractère, tout en me touchant l'air de rien. Zoé arrive et plusieurs personnes nous rejoignent. Nous discutons et fumons pas mal de joints, je me suis encore mise minable, j'assume. Ils finissent par partir et je me retrouve avec Hugo et Zoé. Je suis à moitié comateuse et ai une jambe sous le dos d'Hugo, l'autre sur ses jambes... Ma main finit par entrer en contact avec son entre jambe. Zoé étant de l'autre côté ne voit rien. Il commence à me caresser et ma culotte est trempée... Un trou -bienvenu- derrière mon pantalon lui permet d'insérer son doigt dans ma culotte... et c'est tellement kiffant. J'ai vraiment envie de lui sauter dessus et j'essaie de réussir à faire la conversation à Zoé alors que je sens ses doigts s'agiter dans mon vagin pendant que je stimule sa verge. Mais il se fait tard et nous devons partir... Miam.

Depuis une semaine, je reparle avec mon ancien meilleur ami (voir 1er article), ça me fait vraiment plaisir... il doit venir passer quelques jours chez moi durant les vacances et comme je rêve de faire l'amour, ça tombe à pic. Je deviens dingue, je m'invente des scénarios érotiques en cours en mattant une nana super mignonne ou en regardant Victor... Bref, appelons ce feu meilleur ami Will. Il semble content, il travaille avec un réalisateur, est overbooké, comme à son habitude et nous avons passé un petit bout de nuit au téléphone hier. Probable que je tombe amoureuse de lui. En même temps, Hdmv serait susceptible de me rendre un peu plus stable : il me parait bon, doux, droit, intelligent, sain, stable... Mais je ne le connais que très peu et la démarche épistolaire, si elle est hyper stylée, nous empêche d'accélerer le processus. Enfin, a priori, rien ne m'empêche d'aimer les deux.

Je n'écrivais plus parce que je m'attriste de n'avoir aucun commentaire, par conséquent : si pour cet article, j'atteins les 10 commentaires, je publie une photo de moi (presque) nue. Evidemment, si ça ne marche pas, mon égo risque d'en prendre un coup, alors je compte sur vous.





Par Perfide - Publié dans : parisgaredelyon
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